J’inaugure aujourd’hui une rubrique importante de mon blog : mon journal intime. J’ai décidé de laisser tomber la fausse pudeur et, encouragée par l’anonymat d’internet et le rapport très
indirect à mes lecteurs, de me raconter dans toute mon intimité. J’espère que mes petites histoires vous plairont et vos commentaires sont les bienvenus ! Plus ce journal sera interactif et
plus je serai encouragée à vous en livrer la suite…
Le récit que je vais vous faire ici par écrit, jamais je n'ai osé le faire de vive voix, et c'est uniquement parce que je sais que ce texte garantit mon anonymat que je me suis résolue à
l'écrire. Tout ce que je vais raconter m'est réellement arrivée et cette expérience folle que j'ai vécue m'a laissé de tels souvenirs que je prends plaisir à les retranscrire ; je dois avouer,
d'ailleurs, que le simple fait d'y repenser et de mettre ça sur papier me fait un certain effet... Mon mari se trouve en ce moment devant la télévision alors que j'écris ces lignes, m'assurant
qu'il ne vienne pas lire par dessus mon épaule (quel scandale !) car il ignore absolument tout des événements que je vais relater maintenant. C'est mon petit secret, et le partager avec vous,
lecteurs tout aussi anonymes que moi, me met de bonne humeur et me procure ce délicieux mélange de honte et d'excitation que j'aime tant. N'hésitez donc pas, après la lecture de mon témoignage, à
réagir comme il vous plaira.
Commençons par les présentations. Je m'appelle Sandra, j'ai trente-six ans, je suis mariée et travaille dans la fonction publique. Physiquement, je dirais que je me porte plutôt bien pour mon âge
(ce sont mes amis qui le disent en tout cas), je suis assez grande, brune, et affublée d'un généreux 95c qui fait se retourner souvent les regards lorsque je marche dans la rue. Il faut dire que,
depuis mon adolescence, je n'ai jamais bien supporté les soutiens-gorge, et, bien que ma mère m'ait obligé longtemps à en porter, je m'arrangeais toujours, dès que j'étais sortie de la maison,
pour trouver un coin tranquille et vite le retirer et le fourrer dans mon sac. « Avec ta poitrine, tu dois en porter, ça ne se discute pas » me disait ma mère. Ma poitrine avait en
effet, tout comme la sienne d'ailleurs, pris très tôt les dimensions qu'elle a aujourd'hui, et à 15-16 ans déjà, j'avais les plus gros seins parmi les filles de ma classe. N'en déplaise à ma
mère, je trouvais au contraire que c'est parce que ma poitrine était volumineuse que les soutiens-gorges étaient particulièrement inconfortables ; j'avais beau les acheter à ma taille, je me
sentais toujours désagréablement corsetée, emprisonnée dans ces camisoles de force imposées par la mode. Si bien qu'à l'âge de quitter la maison et depuis lors, je n'ai, à quelques exceptions
près, plus jamais porté de soutien-gorge.
Les avantages naturels qui, durant mon adolescence, m'avaient dû quelques succès auprès de
la gent masculine, n'avaient toutefois pas fait de moi une fille facile, bien au contraire. Me sachant appréciée, séduisante, désirée, je me permettais plus que tout autre de faire la fine bouche
et de ne pas céder trop vite aux instances de mes soupirants. Avant mon mariage, je n'ai eu somme toute que très peu d'aventures et elles n'avaient rien d'échevelé, n'étant à l'époque pas
particulièrement portée sur la chose. J'ai ensuite rencontré mon mari, Eric, et nous avons mené, pendant plus de quinze ans, une vie de couple plutôt harmonieuse et sans trop d'orages, mais sans
trop de passion non plus. Rétrospectivement, je réalise que ma libido ne s'est développée qu'avec l'âge et que la prude jeune fille de vingt ans que j'étais n'a plus grand chose de commun avec la
femme de quarante ans que je suis, l'esprit souvent rempli de rêveries coquines. Certains hommes – pour ne pas dire les hommes en général – m'inspiraient jadis de l'appréhension à cause de leurs
appétits sexuels, réels ou supposés, et je ne me sermonnais jamais assez intérieurement au sujet de ces mâles féroces dont il fallait se méfier comme de la peste ; aujourd'hui, j'aurais tendance
à trouver que mon mari, si aimant et si attentionné, me néglige, et que toutes ses gentillesses ne remplaceront jamais un... – passez-moi l'expression – un bon coup de bite. Eric remplit son
devoir conjugal, certes, comme il se doit, en bon époux, par acquis de conscience, pas très souvent et avec beaucoup de retenue. Il m'arrive même de jouir un petit peu, mais le mot est peut-être
un peu fort. Une fois son office rempli, il s'endort comme s'il venait de gravir l'Everest à pieds et je suis bonne pour attendre le samedi suivant – et encore. Bref, même si je ne le
reconnaissais pas consciemment, j'étais ce qu'on doit bien appeler une femme, non pas exactement délaissée, mais insatisfaite.
Ca vous plaît ? Faites-le moi savoir et je publierai la suite !